Les lauréats 2020 et 2021 réunis ©Michel Wasilewski
sur-titre Appuis au journalisme

Les Prix de l’engagement

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C’était la soirée des retrouvailles après deux ans d’absence. La remise des prix Varenne a réaffirmé plus que jamais l’encouragement à l’engagement dans les médias porteurs d’une information fiable et vérifiée.

La remise des Prix Varenne est toujours un événement de la profession d’autant qu’il y avait deux ans (Covid oblige) que ce rendez-vous n’avait pu être honoré. Ce mardi 29 mars 2022, au siège de la Fondation Varenne à Paris, c’était donc la soirée des retrouvailles (la 32e  depuis la création des prix) mais aussi celle de l’espoir pour la presse qui est toujours, et plus que jamais, aux avant-postes de l’engagement pour informer, dire la liberté, poser les termes de la réflexion, introduire la plume de la question dans les certitudes du monde, démonter les effets pervers de la désinformation. Nombre de lauréats ont donné l’exemple de l’engagement, de la croyance dans les promesses de ce métier, de la volonté d’aller toujours sur le terrain de l’actualité quelle soit au bout du monde, au coin de la rue ou sur le bord du chemin.

L’information fiable par Pierre Louette

 

Invité d’honneur pour présider cette soirée, Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos-Le Parisien et président de l’Alliance de la Presse d’Information Générale (APIG).  Il a placé son propos sous le signe de l’urgente nécessité d’avoir « une information fiable » et vérifiée, c’est le métier des journalistes. Non sans rendre hommage à celles et ceux qui au quotidien racontent la vie d’ici et d’ailleurs pour que l’information ne soit pas abandonnée à l’amateurisme.

L’image pour voir ce qu’on dit

Outre les lauréats de la sélection 2021, avaient aussi été invités ceux du concours 2020. Une belle manière de réunir la grande famille des primés et de montrer la richesse des reportages. Le rôle de l’image a été particulièrement mentionné comme outil essentiel pour raconter les tensions du monde (exemple de la guerre en Ukraine) mais aussi pour restituer des atmosphères, l’image est toujours la meilleure amie du texte.

Soizic Bouju et l’essence du métier

Les personnalités invitées ont mis l’accent sur la richesse de l’écriture, la pertinence des angles, exemple à l’appui avec des reportages primés. Ainsi Soizic Bouju, Directrice générale du groupe Centre France La Montagne (à gauche sur la photo), a mis en avant un ingrédient essentiel de ce métier dans toutes les formes de presse, et plus que jamais dans la presse de proximité, « la curiosité ». Celle-ci offre souvent le fil d’un écheveau qu’il suffit de tirer pour partir sur la piste d’une enquête pleine de promesses.

Les grands ancêtres

Au cours de cette soirée plusieurs intervenants, présidents des jurys, personnalités remettantes, lauréats, ont cité quelques grands anciens comme autant de modèles. Ainsi Albert Londres parce que pour lui le grand reportage n’était pas toujours celui du grand voyage, c’était aussi celui du petit coin d’un pays de France. Ainsi Alexandre Varenne et son premier éditorial publié dans La Montagne le 4 octobre 1919 titré « En Avant ! », mot d’ordre pour la démocratie, la liberté et l’engagement au service du bien public. Mission qu’il fixait à ses journalistes. 103 ans après rien n’a changé, « En avant ! ».

L’album photos de la soirée

[La revue de presse]

[Le film souvenir]

Bernard Stéphan