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Alexandre Varenne

Alexandre Varenne, un Républicain engagé

Fondateur de La Montagne, Alexandre Varenne a été le témoin de tous les défis de la première moitié du XXe siècle. 

Alexandre Varenne est né le 3 octobre 1870 à  Clermont- Ferrand. Il passe  brillamment son baccalauréat au lycée Blaise Pascal, à Clermont-Ferrand et part à Paris, où il obtient son doctorat, en 1897, et devient Avocat à la Cour d’appel de Paris. Il est rédacteur à La Lanterne quand Jaurès l’appelle à L’Humanité. Il fonde le 4 octobre 1919 le journal La Montagne. Le 28 juillet 1925, Paul Painlevé le nomme gouverneur de l’Indochine. Il décède à Paris le 16 février 1947. Focus sur le destin peu ordinaire d’un homme résolument engagé.

L’esprit humaniste de Jean Jaurès l’habitera durant toute sa carrière politique

En 1902, il crée un hebdomadaire, L’Ami du Peuple et se présente à la députation, à Riom. Il est battu. Il se représente en 1906 et, mettant l’accent sur les grands principes du socialisme, il est élu premier député socialiste du Puy-de-Dôme. En 1910, il perd l’élection mais retrouve son siège en 1914. Trop âgé, en 1914, pour être mobilisé, il est affecté, durant quelques mois, au Bureau de la censure. En 1915 et en 1917, Varenne refuse toute participation au pouvoir par discipline de parti mais il reste un député très actif dans diverses commissions aux élections de 1919, tête de liste du parti socialiste, Varenne est réélu et restera député du Puy de Dôme jusqu’en 1936. En 1919, toujours, il est élu Conseiller général de Clermont-Ferrand. En 1924 et en 1925, Alexandre Varenne est vice-président de la Chambre.

Fondateur de La Montagne en 1919,  il en restera le directeur politique jusqu’à sa mort

Une affiche placardée durant l’été 1919 annonce la parution en septembre d’un nouveau journal, La Montagne. L’affiche est illustrée par un dessin, montrant un paysan dans un champ qui interrompt sa fenaison pour s’emparer des nouvelles du pays. Un métallo vient lui prêter main forte mais lui aussi prend un moment pour lire le journal. L’affiche, noire et rouge, annonce la couleur : “La Montagne sera un journal vivant et complet, bien rédigé et bien présenté. Elle renseignera sur tout, ne cachera rien et ne craindra personne”.
L’édito du 4 octobre 1919 ” En Avant”
 

Alexandre Varenne signe ” La Montagne” pour ce premier éditorial. Mais le style Varenne est reconnaissable. De même est réaffirmée la reconnaissance de filiation avec les montagnards de la Convention, déjà écrite dans “L’Ami du Peuple”.

Alexandre Varenne expliquera comment il a été amené à fonder La Montagne à des hommes politiques qui ne partageaient pas tous sa sensibilité, en ces termes : «Ce serait une histoire assez curieuse à écrire que celle de la fondation de La Montagne. L’idée n’était pas de moi. Elle émanait de Marius Viple, dont le dessein était de pousser dans la politique son ami Isidore Thivrier, qui voulait devenir député au siège de son frère décédé*, lequel était mon ami. Comme il était impossible de faire vivre un quotidien à Montluçon et qu’il paraissait indiqué de le publier à Clermont, on ne pouvait guère se passer de mon concours. On me le demanda”(…)

Nommé Gouverneur général de l’Indochine par Painlevé

Le 28 juillet 1925, Paul Painlevé nomme Alexandre Varenne Gouverneur général de l’Indochine. Il le restera jusqu’en 1928. Il entreprendra, en Indochine, des réformes importantes, humanistes et courageuses. En 1930, il est élu Maire de Saint-Éloy-les-Mines. En 1936, les colons du Tonkin le choisissent comme Délégué au Conseil Supérieur des Colonies. En 1937, mandaté par Léon Blum, à un moment crucial pour l’Asie, un voyage en Extrême Orient le mènera en Indochine, en Chine et au Japon. Ses observations et les liens qu’il noue avec l’entourage de Tchang Kaï-chek s’avèreront très utiles. Durant les années de guerre, il s’opposera fermement au régime de Vichy et mettra ses talents d’avocat au service de grandes causes comme la défense de Jean Zay. Son journal, La Montagne, incessamment censuré et qu’il sabordera en 1943, a le droit de reparaître dès la libération, en 1944, sous son titre originel. En 1945 et en 1946, il est réélu député et devient Ministre d’Etat durant six mois.

Alexandre Varenne décède, à Paris, le 16 février 1947, dans sa 77e année

(Notre photo – Le cortège des funérailles dans les rues de Clermont-Ferrand)
Avec une émotion visible le président Édouard Herriot prononce l’éloge funèbre à l’Assemblée nationale devant les membres debout. Extrait – ” Il a mérité cette épitaphe, la plus belle de toutes : Il fut un admirable Français(Le texte entier de l’éloge)
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