11 juin 2022

Bravissimo aux lauréats du Prix de la jeune critique lyrique !

Méfiez-vous des jeunes critiques lyriques : pour être néophytes ils n’en portent pas moins un regard affuté sur cet art réputé difficile d’approche qu’est l’opéra. Lever de rideau sur la 5eme édition d’un prix plein d’heureuses surprises.

La jeune critique connait la chanson !

Bravissimo aux nombreux et méritants participants de la cinquième édition du Prix de la Jeune Critique Lyrique mis en scène par Rachel Zatla médiatrice culturelle à Clermont Auvergne Opéra, sous la baguette de la Fondation Varenne et interprété par une joyeuse troupe de collégiens et lycéens venus de plusieurs établissements du Puy-de-Dôme mais aussi de RoanneLe Puy-en-Velay et Limoges ! Beaucoup d’appelés mais un peu moins d’élus pour accepter le défit de la critique après avoir assisté à des représentations grandeur nature à l’Opéra de Clermont-Ferrand. Qu’importe, l’essentiel est bien de se jeter à l’eau.

Un jury conquis par la pertinence et le style direct des jeunes critiques

Un jury de professionnels du spectacle et de la presse a pu ensuite mesurer la pertinence de jugement et la liberté de ton de nos jeunes experts. Et surtout d’apprécier combien nombre d’entre eux n’avaient pas hésité à livrer sans détour le fond de leur pensée à travers un style direct, peu complaisant mais toujours argumenté. A l’image de Fabio estimant que dans La Cenerentola de Rossini, « l’interprétation n’avait pas été assez loin notamment avec le décor qui se prêtait bien à l’œuvre mais pas au lieu. » Cette lecture point par point sans concession ne l’empêche cependant pas « d’aimer la pièce ».

Fondation Varenne clermont opera

Louise ne mâche pas d’avantage ses mots à l’endroit de cette pauvre « Cendrillon », décidément peu gâtée par une plume trempée une fois encore dans le vitriol : costumes peu originaux, décors décevants, un prince et une Cenerentola manquant de charisme et d’originalité !

Maëlys se distingue quant à elle par sa capacité à décryter la symbolique des couleurs avec une belle acuité. Ce qui n’a rien a priori rien d’évident concernant l’aspect funestement prémonitoire du vert dans Lucia di Lammermoor de Donizetti.

Mozart a plus de chance avec ses « Noces de Figaro » vues sous le regard de la jeune Taïs au prénom prédestiné. Elle apprécie par exemple que le rôle-titre interprète un Figaro « chaleureux, nuancé et moins impertinent ». Et les réserves qu’elle émet sur les décors et costumes ne l’empêchent nullement d’en souligner les aspects positifs.

Le choix du jury s’est porté au final sur quatre lauréats :

– Maëlys Brun en classe de 4eme au collège du Beffroi à Billom pour sa critique de Lucia di Lamermoor

– Louise Bobier et Fabio Blanchard respectivement en classe de 6eme et 4eme au collège George-Onslow de Lezoux pour leur critique de La Cenerentola ; leurs critiques => Louise & Fabio

– Taïs Bouiller en classe de 4eme au collège Teilhard-de-Chardin de Chamalières Pour sa critique des Noces de Figaro

Les lauréats se sont vus remettre un chèque cadeau par Philippe Page, conseiller spécial de la Fondation, jeudi 9 juin, à la librairie des Volcans, à Clermont-Ferrand, en présence de Rachel Zatla de Clermont-Auvergne Opéra et Olivier Cuelhe de la librairie des Volcans.

Roland Duclos

Fondation Varenne téléchargement

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